« Si tu dis quelque chose, je te tue » : l’enfer de Léa, 17 ans, entre les fleurs, les coups et les viols

L’ancien petit ami de Léa vient d’être condamné par la cour criminelle de Paris à huit ans de prison, pour des violences et viols aggravés. Elle a accepté de raconter son histoire au Parisien.

endant trois jours de procès, elle a eu le corps noué à s’en faire des contractures, la gorge serrée à éviter le regard de son ex dans le box… Mais c’est de chance, dont Léa (son prénom a été changé) parle, lorsque nous la rencontrons, après le procès, chez son avocate, Me Sandrine Pégand.

« J’ai eu beaucoup de chance avec la justice, estime la jeune femme brune de 20 ans, tout de noir vêtue. J’ai entendu énormément parler de féminicides, où l’on apprend que les femmes avaient porté plainte plusieurs fois auparavant ». Pour Léa, il n’y a eu qu’une plainte et elle est en vie. Celui qui en moins d’un an a transformé leur idylle en enfer, a été condamné le 2 septembre à Paris, à huit ans de réclusion criminelle, pour viols, harcèlement et dégradation des conditions de vie altérant la santé. Preuve que l’engrenage peut concerner les plus jeunes, peu importe le milieu.

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